Richard Lupien

BIOGRAPHIE

« Le parcours d’un autodidacte »

D’aussi loin qu’il peut se souvenir, Richard a toujours voulu jouer de la guitare. Pour une raison tout aussi difficile à expliquer qu’à comprendre, il n’a pourtant débuté à jouer qu’à l’âge de dix-sept ans. Dans sa tendre adolescence, alors que son cousin, le  compositeur-arrangeur-guitariste Michel Robidoux, jouait et composait pour Robert Charlebois, Louise Forestier, Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps, il l’invitait régulièrement à venir assister aux concerts de ces derniers!!…Bien entendu, être en coulisse avec des vedettes de la scène québécoise a piqué vivement sa curiosité et vint enfin le jour où Michel l’aida à se procurer sa première guitare au magasin Anton Wilfer à Montréal en 1971.


Après quelques cours de guitare avec son amie Suzanne Madaire pour maîtriser les doigtés de base en pratiquant « Suzanne » de Leonard Cohen et « The Ballad of Casey Deiss » de Shawn Phillips, il se mit rapidement au travail pour reprendre le temps perdu en pratiquant plus de trois heures par jour avec un copain guitariste, quitte à mettre ses doigts dans l’eau glacée pour pouvoir continuer à pratiquer! Par la suite, il s’est mis intensivement à la composition et à faire des recherches harmoniques plus poussées en utilisant des techniques d’accords ouverts, techniques peu utilisées à cette époque.

Il écoutait beaucoup les Beatles, Crosby, Stills, Nash and Young, Emerson, Lake and Palmer, Genesis, Zappa,  Jean-Luc Ponty et plusieurs groupes de rock progressif européens. Puis il se mit au jazz en se laissant inspirer par Ralph Towner, Steve Tibbets, Jaco Pastorius, Egberto Gismonti, John McLauglin, Bill Evans, Chick Corea, Miroslav Vitous, Sergio Mendes, A.C. Jobim, Oscar-Castro-Neves et plusieurs autres grands du jazz!!…Ceci étant dit, il était à la recherche de « sa » propre voie, utilisant ce large éventail musical pour se propulser vers l’avant et ceci sans jamais pour autant tenter d’imiter ni d’apprendre des standards, mais plutôt en se concentrant sur la composition et en repoussant les limites de l’harmonie avec ses techniques d’accordements de guitares innovatrices.

Vers l’âge de 22 ans, après avoir appris les rudiments de l’écriture musicale avec le réputé bassiste de l’Outaouais Claude Guay, il a finalement pu partager sa musique avec ses amis musiciens de jazz et produire son premier concert de musique originale vers 1978. Rapidement reconnu pour ses talents de guitariste innovateur, il fut compositeur, guitariste-accompagnateur et parfois directeur musical pour plusieurs auteurs-compositeurs de la région de Gatineau tels que  Nicole Lauzier, Louise Naubert, Robert Grégoire et Serge Côté. Par la suite, il forma son propre ensemble de bossa-jazz  pour commencer à jouer professionnellement dans les cafés et festivals de la région de Gatineau et fut invité à produire plusieurs enregistrements radio pour Radio-Canada auprès du réalisateur Marcel Saumure.

Puis, le directeur musical Réjean Gauvreau lui a offert la possibilité de jouer de la basse électrique dans son Grand Ensemble de style « ballroom »!! Il se mit donc à la tâche pour apprendre à jouer de la basse électrique et apprendre à lire des partitions en clé de Fa, et ce, avec un délai de seulement trois mois devant lui avant la grande première!!…Cela ayant fonctionné plutôt bien, il se mit à jouer de la basse pendant quelque temps jusqu’à ce que lui vienne la révélation en 1984 avec Michael Hedges and Andreas Vollenweider!!…À partir de ce moment-là, il se remit à la guitare intensivement et n’a plus jamais regardé derrière!!…


Il quitte alors sa ville natale pour se rendre à Montréal pour enregistrer avec Renée-Claude et Pierre Létourneau sous la tutelle de son cousin Michel Robidoux. Bien entendu, ce fut très excitant et inspirant de travailler avec son cousin Michel qui lui avait procuré sa première guitare quinze ans auparavant!! Il s’est alors joint à Michel sur d’autres projets musicaux et ils ont eu le plaisir de jouer ensemble sur scène pendant quelques années. Par la suite, il s’est produit sur scène en jouant son matériel original en solo et parfois en duo avec des saxophonistes de jazz tel Michel Dubeau ou Françis Collard, tout en poursuivant sa collaboration avec le saxophoniste René Lavoie pour son ensemble de bossa-nova « Le Bossa Quartet ». Parallèlement, il entreprit une importante collaboration avec la chanteuse et auteure-compositrice Myreille Bédard, et ce, pendant près de trois ans en tant que duo appelé Myrza Echo. Une collaboration qui se poursuivra à travers les années où Richard mettra à contribution son talent de compositeur sur quelques titres lors de la parution de deux CD de Myreille. Une deuxième collaboration viendra par la suite avec la chanteuse auteure-compositrice Catherine Bazin, qui l’amènera à rencontrer l’auteur-compositeur Roger Tabra, de qui Catherine interprète quelques œuvres.

Vint alors une nouvelle révélation en 1995 qui allait marquer son cheminement musical et ceci encore dû à l’influence de son cousin Robidoux, alors que celui-ci l’invita à venir écouter la vidéo de Riverdance! La pièce qui marqua le plus son imaginaire fut sans contredit le solo de cornemuse irlandaise (uilliann pipes) de Davy Spillane! Dès cet instant fatidique, Richard se mit à faire des recherches intensives pour mieux connaître ce genre musical. Il fit alors la rencontre d’un ami de jeunesse, l’harmoniciste Gilles Garand, au bar Le Verre Bouteille, là où se tenait à Montréal la session de musique traditionnelle québécoise. Une session haute en intensité qui accueillait une trentaine de musiciens une fois semaine. Il assista de façon assidue à cette session pendant 2 ans pour bien assimiler le répertoire de musique québécoise. Afin de bien saisir le style d’accompagnement requis pour cette musique, son mentor sera sans contredit le guitariste attitré de cette session Patrice Declos. Puis, il se tourna vers la session de musique traditionnelle irlandaise pendant quelques années, encore là, pour approfondir ce répertoire et l’utilisation de l’accordement de guitare DADGAD auprès du réputé guitariste Peter Senn.

Musique du monde s’il en est une, la musique celtique couvre un vaste territoire ce qui l’amène à découvrir la musique de l’Asturie, de la Gallicie et des pays scandinaves grâce à son ami et comparse, le violoncelliste Mario Giroux. Ses principales influences sont « The Chieftains », « The Bothy Band », « Solas », « Altan », « Lunasa », « La Bottine Souriante », « La Volée d’Castors », « Garmarna », « Vartinna », « Harv », André Marchand, Michel Bordeleau, Paddy Glackin, Ale Moller, Alasdair Fraser et Donal Lunny, pour ne nommer que ceux-là.

Un voyage dans les Maritimes lui aura permis de découvrir la musique du Cap-Breton. Il se souviendra longtemps d’une soirée de danse mémorable à Glencoe Mills qui recevait alors la famille McMaster, Nathalie McMaster en tête au violon et au piano! Son implication auprès de nombreux festivals en tant que régisseur de scène lui aura permis de côtoyer et de jouer (lors de sessions ouvertes) avec des musiciens tels que Andrea Beaton, Paddy Keenan, Alasdair Fraser, Jerry Holland, Brenda Stubbert, J.P. Cormier, Melissa Emmons ainsi que Mick O’Brien et Patrick Ourceau.


À compter de 2005, Richard a auto-produit deux CD, l’un en solo et un deuxième avec le flûtiste Philippe Duberger. En 2010, il a produit et réalisé le CD de son trio « Tarcolen » qui reçoit un accueil plus que chaleureux de la part des amateurs du genre. Il poursuit dès lors ses recherches guitaristiques en explorant le merveilleux monde de la musique celtique et de la guitare baryton.

 

Un autre événement d'importance dans son cheminement fut celui de participer en tant que guitariste-arrangeur à la conception et la réalisation du spectacle hommage à Robert Grégoire, l'année suivant le décès de Robert, où il en assuma la co-direction musicale avec Claude Naubert. Le spectacle fut présenter en 2008 et 2009, une première fois plus modestement et l'année suivante à La Maison de la Culture de Hull-Gatineau!!...On parle ici de dix amis(es) musiciens-chanteurs(euses) qui lui rendirent un hommage d'une grande qualité artistique, digne de l'oeuvre que nous légua Robert.

Faisons maintenant un petit saut en avant. Après une pause de quelques années, une phase d’introspection où il entreprendra un cheminement spirituel ainsi qu’un séjour d’une année à l’ashram l’Art de Vivre en Mauricie, Richard reprit en main ses guitares et cette fois-ci sa musique sera consacrée principalement aux chants sacrés de l’Inde, que l’on nomme mantras ou chants dévotionnels, ceci avec sa nouvelle compagne de vie la multi-instrumentiste Marie-Josée Veilleux (alias Sundari) et formeront le duo Luna Sundari. Au cours des quatres dernières années, ils auront eu l’occasion de participer à trois reprises au festival Montreal Chant Fest, à deux reprises au Festival One Spirit, à deux reprises au FestiZen de l’Anse-St-Jean et participeront pour la première fois au Festival Essence à l’été 2018.

Richard poursuit toujours aussi inlassablement son travail d’arrangeur et de compositeur, et ce, grandement encouragé du fait d’avoir pu se procurer une guitare haut de gamme fabriquée par le réputé luthier Benoit Lavoie.   

Discographie :

Renée-Claude chante Brassens / J’ai Rendez-vous avec vous (guitariste / 1993)

 

Pierre Létourneau : On a tous un rêve fou (guitariste / 1994)

 

 Richard Lupien : Keltic Phenix (guitariste-arrangeur-producteur / 2005)

 

Anael : Once Upon a Dream  (guitariste sur « Réve d’été ») (2005)

 

Philippe Duberger : Larry the Beer Drinker (arrangeur-guitariste-producteur / 2006)

 

Myreille Bédard : Éclats de vie (en tant que compositeur / 2007) 

 

Myreille Bédard : Comme le vent  (en tant que compositeur / 2008)

 

Tarcolen : Tarcolen (guitariste-arrangeur-réalisateur artistique / 2010)

 

Luna Sundari / Live à l'ashram de Kriya Yoga Babaji (guitariste--réalisateur-producteur / 2016)

 

Richard Lupien : Keltic Phenix - Nouvelle Édition (arrangeur-guitariste-producteur / 2018)

Richard Lupien : Guit'Essence (compositeur-guitariste-producteur / 2018)

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